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Mand’APF : un service dédié à l'aide humaine, pour les personnes en situation de handicap

Référente mandataire pour Mand’APF Pays de la Loire, Vanessa Loizeau revient sur son métier « très enrichissant » dans cette interview. Au quotidien, elle accompagne les particuliers employeurs en situation de handicap pour leur permettre de gérer leurs aides à domicile en toute liberté et sécurité.

Publié le 24 février 2026

  • Portraits
  • Social et médico-social

Comment fonctionne Mand’APF, le service mandataire d’APF France handicap ? 

On est là pour accompagner les particuliers employeurs en situation de handicap. On les aide de manière globale dans leur fonction d’employeur : du recrutement de leurs salariés aux fins de contrat. Concrètement, on peut poster des annonces, trier des CV, donner des conseils et un fil conducteur pour le recrutement, aider à la prise de notes pendant l’entretien, préparer les contrats, gérer la paie tous les mois, répondre à des questions juridiques ou de ressources humaines (arrêts de travail, ruptures conventionnelles, démissions, soucis relationnels…). Notre mission est de faciliter et sécuriser leur rôle d’employeur.  

A Mand’APF, on est vraiment dans l’accompagnement humain : on donne aussi des conseils par rapport aux dossiers MDPH, à l’aide humaine, aux besoins et toute autre demande liée au handicap.

Quelle est la particularité de Mand’APF ? 

 

Portrait de Vanessa Loizeau

Mand’APF est un service mandataire dédié uniquement aux personnes en situation de handicap. On peut leur apporter une vraie expertise par rapport à leur situation, un accompagnement global riche qui va au-delà de la gestion RH. C’est ce qui nous démarque d’autres services mandataire. 

On travaille au sein de la délégation APF France handicap, ce qui nous permet aussi d’impliquer nos élus ou le service Handi-Droits lorsque nos particuliers employeurs font face à des situations difficiles. 

On peut évaluer les besoins, faire des recours, les mettre en lien avec les bonnes personnes, les bons services. 

En plus, Mand’APF est un service sans reste à charge pour les particuliers employeurs : tous nos coûts sont couverts par la PCH (prestation de compensation du handicap). A ma connaissance, nous sommes le seul service mandataire sans reste à charge en France. 

Devenir particulier employeur, ça sert à quoi ? 

Être particulier employeur, c’est avoir la liberté de choisir qui vient chez vous. Mieux encore, c’est un choix mutuel : le salarié choisit de venir travailler pour vous, et vous choisissez de l’embaucher. Donc généralement, vous vous entendez bien. 

L’autre avantage, c’est avoir la liberté des horaires. Un particulier employeur a le choix de ne pas être couché à 18h, le choix de ne pas être levé à 7h du matin... C’est lui qui détermine l’emploi du temps de ses salariés. 

C’est très différent d’un service prestataire. 

Mais l’inconvénient, c’est qu’il faut être investi. Il faut gérer le recrutement, les absences, l’administratif, les conflits, donc il faut en avoir l’envie.  

Quel est l’avantage de faire appel à un service mandataire ? 

Avec un accompagnement comme le nôtre, vous avez beaucoup moins à gérer. C’est un gain de temps et d’énergie

C’est aussi une sécurité

Un particulier employeur doit connaitre la loi et respecter les règles, sinon il peut se retrouver aux prud’hommes. Mais faire des erreurs arrive, surtout dans ce secteur où il y a beaucoup de dérives. Nous, on est là pour faire les garde-fous, pour conseiller, défendre l’intérêt des employeurs et des salariés, veiller à la légalité de l’emploi, sécuriser les contrats et défendre les droits

Qu’est-ce qui te plait dans ce métier ? 

C’est un métier très enrichissant et polyvalent : on passe de missions de RH à de l’accompagnement social. On apporte de l’aide sur toute une diversité de situations. J’adore être au contact des particuliers employeurs, leur permettre de faire valoir leurs droits, d’organiser leur quotidien comme ils le souhaitent, et de débloquer parfois des cas compliqués voire injustes. 

Par exemple, j’accompagne un monsieur qui est passé de 37 heures d’aide humaine par mois à 26 heures suite à une décision de la MDPH. Nous avons travaillé ensemble sur son recours pour demander ce qui correspond vraiment à sa réalité : 90 heures par mois. Il a tout à gagner. 

Vanessa Loizeau de Mand'APF présente le dispositif à une personne

Un autre de nos bénéficiaires, tétraplégique, n’a que 55 heures d’aide humaine accordées par la MDPH. C’est sa mère de 90 ans qui compense, alors qu’elle a un début d’Alzheimer et beaucoup de fatigue. J’ai fait appel au Dispositif d’appui et de coordination pour qu’on travaille main dans la main, afin de leur permettre de continuer à vivre ensemble et de trouver de l’aide à la hauteur de leurs besoins. 

J’ai aussi accompagné un papa en situation de handicap dans le recrutement d’une garde d’enfant cet été, pour qu’il puisse profiter de son bébé de 18 mois en toute autonomie. 

Notre rôle est d’informer les particuliers employeurs sur leurs droits et leurs devoirs. Et aussi d’être porte-parole des droits des personnes en situation de handicap, de se battre pour leur autonomie et citoyenneté

Service Mand'APF Pays de la Loire

mandapf.pdl@apf.asso.fr

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